Petite histoire du bleuet

Le terme « bleuet », apparu dans la langue en 1380, est simplement dérivé de « bleu ».
Le bleuet est indigène à l'Amérique du Nord. Toutefois, le genre Vaccinium, qui est très ancien, pourrait originellement venir d'un territoire plus restreint. Il se serait rapidement dispersé dans diverses directions, probablement aidé par les oiseaux, grands amateurs des petites baies. Quoi qu'il en soit, la plante s'est extrêmement diversifiée au fil du temps, puisqu'on en compte aujourd'hui quelques centaines d'espèces. Elles ont dû faire la joie d'une multitude de générations de chasseurs-cueilleurs.

Chose certaine, le bleuet est récolté depuis toujours par les indigènes de l'Amérique du Nord. Ils le mangeaient cru ou cuit, en faisaient du pemmican, le conservaient dans de la graisse animale ou encore le faisaient sécher pour le consommer l'hiver. Il a soutenu les peuples nordiques, dont les Lapons, durant les longs mois d'hiver en leur apportant énergie et vitamines tout à la fois.

En raison de leurs besoins particuliers (terre acide et humide) et de l'abondance de la ressource sauvage, le bleuet n'a été domestiqué que très tardivement, soit au début du XXe siècle. Il existe aujourd'hui de nombreux cultivars.

Antioxydants

Les flavonoïdes sont les antioxydants les plus puissants du bleuet. Ils sont impliqués dans la neutralisation des radicaux libres du corps, permettant ainsi de prévenir l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de diverses maladies chroniques. Il a été démontré in vitro que les flavonoïdes des bleuets offrent une protection contre l’oxydation et l’inflammation des vaisseaux sanguins. Parmi les flavonoïdes les plus importants du bleuet, on retrouve les proanthocyanines et les anthocyanines, dont le contenu augmente en fonction du degré de mûrissement du fruit. Ces derniers seraient les principaux instigateurs de l’activité hypoglycémique des bleuets, mais d’autres composés pourraient jouer un rôle. Les bleuets contiennent aussi des catéchines, une variété d’acide phénolique, ayant un effet antioxydant.

Le bleuet est une source de vitamine C et de potassium



Que contient le bleuet?



Voici, quelques-uns des principaux bienfaits des bleuets reconnus par le monde scientifique:

Fonction mentale:
Le bleuet remporte la palme en particulier pour sa capacité d’améliorer la mémoire en plus de stopper et même réparer les dommages causés par la dégénérescence des neurones due au vieillissement. On en parle même comme d’un «facteur de rajeunissement» pour les cellules du cerveau.

Peau, articulations et système vasculaire:
Le pigment qui donne au bleuet sa couleur améliore l’intégrité du collagène qui est essentiel au support de la peau, des articulations et du système vasculaire. Ces pigments amplifient également les bons effets de la vitamine C, améliorent la souplesse des capillaires et aident à prévenir les dommages causés au système vasculaire par les radicaux libres et l’inflammation.

Circulation:
Un autre bienfait des bleuets est d’aider à maintenir une bonne circulation et des artères «propres» en réduisant l’oxydation du cholestérol LDL (c’est l’oxydation de ce type de cholestérol qui le rend plus collant et donc dangereux pour les artères), ainsi qu’aider à diminuer l’agrégation des plaquettes sanguines et à maintenir une saine fonction endothéliale.

Action anti-métastase:
Une étude publiée en 2005 a démontré que les flavonoïdes présents dans le bleuet avaient une action anti-métastase en entravant l’action des enzymes qui permettent aux cellules cancéreuses d’envahir d’autres tissus.

Protection contre les facteurs de risque cardiovasculaire associés au syndrome métabolique: Un journal scientifique a publié une étude dans le cadre de laquelle des personnes diagnostiquées avec ce syndrome (qui se caractérise par l’hypertension, l’hypercholestérolémie, l’élévation des triglycérides, la résistance à l’insuline, l’obésité abdominale et l’augmentation du stress oxydatif) ont reçu l’équivalent de 2 à 3 tasses de bleuets par jour pendant 8 semaines. En un si court laps de temps on a pu constater des résultats pour le moins surprenants: diminution de l’hypertension, réduction des lipides sanguins, y compris du niveau d’oxydation du cholestérol LDL, réduction du stress oxydatif (selon des analyses sanguines). Cette étude vient confirmer une fois de plus les propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, antihypertensives, antidiabétiques, antiobésité et anti-hyperlipidémiques des bleuets. Dans l’article précitée, la Life Extension Foundation va même plus loin que les autorités américaines de l’agriculture en affirmant que «Les bleuets ont la plus grande capacité antioxydante de tous les fruits et légumes». D’ailleurs en anglais, on donne communément au bleuet le nom de «brain berry» à cause de ses bienfaits pour le cerveau.

Bien que ces études aient été réalisées in vitro, les doses d’extraits de bleuet utilisées représentent des portions réalistes pour les humains, soit environ ¾ tasse (185 ml, 120 g) de bleuet frais par jour pour une personne de 60 kg.

Troubles liés au vieillissement:
Le bleuet pourrait avoir un effet sur les troubles d’équilibre et de coordination.

Sources :